« Major forts and ’minor oppida’ in Scotland : a reconsideration », Stratford Hallyday, Ian Ralston

par Ariane Ballmer

Stratford Hallyday, Ian Ralston, « Major forts and ‚minor oppida’ in Scotland : a reconsideration », dans L’âge du fer en Europe - Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz. Sous la direction de Sophie Krausz, Anne Colin, Katherine Gruel, Ian Ralston, Thierry Dechezleprêtre, Éditions Ausonius, Collection Mémoires (32), Bordeaux, 2013, p. 219-233.

La problématique des définitions et des liens entre les sites fortifiés écossais et ceux du reste du territoire du Royaume-Uni ainsi que de l’Europe continentale, mais également leur qualification, constitue le point de départ de la réévaluation des auteurs.

L’aperçu des recherches en Écosse au XIXe et surtout au XXe siècle montre bien l’engagement des chercheurs dans la découverte et la classification des sites fortifiés, mais aussi l’origine des définitions et des terminologies équivoques (fort, dun, hill-fort, minor oppidum, oppidum) – surtout basées sur la superficie délimitée par la fortification. Les auteurs indiquent que la carte de répartition des sites fortifiés, qui montre des concentrations dans le sud et à l’est du pays, est largement influencée par la limite de la zone d’étude ainsi que par le système de classification des sites.

Il est démontré que les duns, qualifiés comme des sites fortifiés, qui sont dans la plupart des cas des bâtiments individuels fortifiés avec une surface de moins de 0,1 ha, composent 94 % du corpus Corpus Un corpus est un ensemble de documents, artistiques ou non (textes, images, vidéos, etc.), regroupés dans une optique précise. des structures défensives dans la partie ouest de l’Écosse.

La datation des structures est un problème majeur : des datations au Carbone 14 montrent qu’une partie des major forts du sud-est de l’Écosse sont érigés autour de 800 avant J.-C., autrement dit à la transition de l’âge du Bronze à l’âge du Fer. Concernant la masse des structures non datées, les auteurs estiment qu’une datation au premier millénaire après J.-C. n’est pas exclue.

A plus forte raison ils insistent sur la singularité du phénomène écossais des grands sites fortifiés, qui présente une très grande variabilité stylistique et qu’il reste à expliquer sur différents plans chronologiques et fonctionnels.

Une liste des sites mentionnés dans le texte avec des références bibliographiques complète l’article.


Ariane Ballmer post-doctorante AOrOc


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