« La maison gauloise dans l’ouest et le centre de la France », Patrick Maguer, Gaëlle Robert

par Ariane Ballmer

Patrick Maguer, Gaëlle Robert, « La maison gauloise dans l’ouest et le centre de la France », dans L’âge du fer en Europe - Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz. Sous la direction de Sophie Krausz, Anne Colin, Katherine Gruel, Ian Ralston, Thierry Dechezleprêtre, Éditions Ausonius, Collection Mémoires (32), Bordeaux, 2013, p. 247-258.

Les découvertes récentes de bâtiments à parois rejetées (par exemple « Les Natteries » à Cholet dans le Maine-et-Loire, « Les Genâts » en Vendée et « Le Chemin Chevaleret » à Échire dans les Deux-Sèvres) ont rendu la typologie des plans de maisons gauloises plus complexes. Le plan à parois rejetées, « l’un des modèles le plus représentatif de la maison celtique des IIe et Ier s. a.C. » (p. 256), est défini par un module porteur central à poteaux et des parois (sans poteaux !) rejetées à distance de ce module. Les tranchées de fondation des parois rejetées sont souvent peu ancrées, donc mal ou non conservées ; ce type d’architecture n’est donc pas facile à identifier. Un graphique (p. 251, fig. 1) démontre à partir de neuf plans de maisons l’écart entre les superficies des modules internes et les superficies réelles. En revanche, l’existence d’une paroi rejetée peut souvent être attestée par des traces de poteaux en périphérie, qui marquent la position de l’entrée. Trois groupes formels des principaux plans de bâtiments sur poteaux plantés de La Tène dans l’ouest et le centre de la France sont ainsi définis. L’identification de la fonction d’un bâtiment comme habitation est proposée à partir de différents facteurs : la situation dans l’ensemble d’un site, la qualité de la construction et des matériaux utilisés, l’application d’enduits, la rare présence de foyers au sein d’un bâtiment et bien sûr de mobilier lié aux activités domestiques. Bien que dans la région considérée une variété de solutions architecturales pour la construction de maisons soit mise en évidence, certaines tendances générales sont constatées pour la fin de La Tène moyenne et La Tène finale, par exemple la réduction du nombre de poteaux porteurs en faveur de poteaux plus grands (souvent quatre) et ancrés plus profondément dans le sol.


Ariane Ballmer post-doctorante AOrOc