« Des amphores vinaires dans les fermes à la fin de l’âge du Fer », Fanette Laubenheimer

par Philippe Charnotet

Fanette Laubenheimer, « Des amphores vinaires dans les fermes à la fin de l’âge du Fer », dans L’âge du fer en Europe - Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz. Sous la direction de Sophie Krausz, Anne Colin, Katherine Gruel, Ian Ralston, Thierry Dechezleprêtre, Éditions Ausonius, Collection Mémoires (32), Bordeaux, 2013, p. 475-478.

Les amphores républicaines utilisées à la fin de l’âge du Fer, pour importer le vin d’Italie, ont fait l’objet d’une récente étude portant sur une vaste région du nord de la Gaule. Une même méthode avec des comptages précis a été employée ; l’auteur s’appuyant dans le présent article sur les amphores Dressel 1.

Les principales concentrations (de quelques dizaines à plusieurs centaines en NMI) se rencontrent dans des lieux de commerce, d’échange et de consommation, liés au pouvoir : les oppida, les agglomérations, les carrefours commerciaux, les camps militaires césariens ou encore les sanctuaires Sanctuaire
Sanctuaires
Lieu sacré, consacré par une religion.
(repas cérémoniels) ou les tombes (offrandes).

A l’exception de quelques « fermes » exceptionnelles, les amphores Dr.1 ne se trouvent qu’en faible quantité en milieu rural. Ce constat incite l’auteur à s’interroger sur les différents types de consommation, et l’existence de plusieurs « marchés » définis à partir de la valeur de l’amphore : valeur réelle (son contenu), symbolique (quand « sacrifiée » lors de banquets ou offerte dans les tombes) et utilitaire (en tant qu’emballage).

Dans les milieux modestes, ruraux ou urbains, les amphores vides pouvaient encore être utilisées comme matière première : soit quasi entière (matériaux de construction), soit seulement des morceaux (anses ou fonds servant de polissoir). Enfin, toutes les découvertes d’amphores républicaines (gréco-italique, Dr.1, Lamboglia 2, Brindes (Palazzo 1) et rhodienne) sont représentées sur une carte de répartition figurant également le nom des peuples et les sites, avec les NMI.


Philippe Charnotet Docteur en archéologie, AOrOc