Sir Arthur J. Evans et Cnossos

Par Audrey Caire

 Sir Arthur John Evans et la découverte de la civilisation minoenne.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, nombreux sont les Européens à parcourir les ruines antiques en Grèce. Les sites de Mycènes ou de Tirynthe sont connus mais l’architecture massive des ruines, qualifiée de « cyclopéenne » (car elle évoquerait le travail des Cyclopes), est considérée comme le témoignage d’une culture grossière qui aurait précédé le « miracle grec ». Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sous l’impulsion d’archéologues comme l’allemand Heinrich Schliemann (1822-1890) qui fouille Troie, Mycènes et Tirynthe, la « préhistoire grecque » devient un centre d’intérêt pour les savants qui redécouvrent ce qu’ils pensent être le monde d’Homère. Une nouvelle civilisation, baptisée « mycénienne », est alors mise en lumière par H. Schliemann, mais de nombreuses questions se posent encore et les esprits se tournent vers la Crète, une île représentée dans la mythologie grecque par le légendaire roi Minos ou encore par Idoménée, compagnon d’Agamemnon. En effet l’importance mythologique de la Crète conduit certains savants à penser que l’origine de la civilisation mycénienne est à chercher dans cette île. C’est ce qui pousse un archéologue, parmi les plus charismatiques du XXe siècle, le britannique Sir Arthur John Evans, à entreprendre les fouilles du site de Cnossos. Ces fouilles marquent l’histoire de l’archéologie avec la découverte d’une nouvelle civilisation, baptisée « minoenne » par A. Evans, mais aussi des écritures égéennes qui permettent aux historiens et aux archéologues d’entrevoir l’histoire du monde égéen à l’âge du bronze, et de lui donner une place nouvelle dans les études grecques.

 Sir Arthur John Evans (1851-1941), biographie.

portrait d’A. J. Evans
portrait d’A. J. Evans

Portrait de Sir Arthur John Evans par Sir William Blake Richmond. (Huile sur toile 90x124cm). Conservé à l’Ashmolean Museum à Oxford. Titre original : « Portrait of Sir Arthur John Evans (1851-1941) among the ruins of the Palace of Knossos. »

Né en 1851 à Nash Mills (Angleterre), Arthur John Evans est le fils d’un riche industriel cultivé et passionné d’Antiquité, John Evans, qui par la suite soutiendra financièrement ses projets. Il débute ses études à Harrow School puis entre 1870 et 1874 il étudie à Brasenose College (Oxford) où il suit une formation de philologie classique et de numismatique Numismatique C’est la science des monnaies et médailles. Elle est particulièrement utile pour les recherches en histoire ancienne (romaine et grecque) et elle sert aussi en archéologie comme critère de datation. , sa formation comprend donc des connaissances linguistiques, littéraires et archéologiques (surtout numismatiques) sur la civilisation grecque. Il se passionne également pour l’histoire moderne et contemporaine et se tient informé de la brulante « Question d’Orient ». Durant toute sa scolarité il se forge un solide réseau de connaissances et d’amis, parmi lesquels Francis Maitland Balfour, célèbre botaniste, ou John Gardner Wilkinson, un éminent égyptologue, pour qui il travaille en 1873. L’Egypte gardera une place importante dans les travaux d’Evans, comme paradigme de comparaison avec ce qu’il découvre en Crète. En 1875 il met un terme à ses études pour partir avec son frère Lewis dans les Balkans, sa connaissance de la région, et des enjeux diplomatiques dans cette partie de l’Empire ottoman, l’a par la suite beaucoup aidé à obtenir les terrains qu’il voulait fouiller. En 1884 il est nommé à la tête de l’Ashmolean Museum à Oxford (musée universitaire d’art et d’archéologie), il a pour objectif de faire du musée un « centre pour l’étude de l’archéologie ». Il veut promouvoir sa conception de l’archéologie, en effet il pense qu’elle a un rôle majeur à jouer dans la reconstitution de l’histoire non écrite de l’humanité. Sensibilisé par son père aux civilisations « préhistoriques » il augmente le nombre de salles consacrées à l’archéologie de cette période. En 1894 il débute les fouilles de Cnossos qui le rendront célèbre et il devient le fondateur des études minoennes. Son savoir encyclopédique, son charisme et ses moyens financiers lui ont permis de donner une impulsion considérable à l’étude des civilisations égéennes en général. Il favorise également la diffusion de ses idées en donnant des cours d’archéologie préhistorique à Oxford entre 1909 et 1921, son sens du journalisme et de la publicité ont grandement contribué à mettre en valeur ses découvertes. Sa conception de la préhistoire grecque s’est donc largement diffusée dans le milieu scientifique, qu’il a marqué durablement de son empreinte alors même que beaucoup de ses théories et de ses méthodes peuvent être critiquées. Il meurt en 1941 après avoir consacré sa vie à faire connaître ses découvertes.

 Les fouilles de Cnossos : 1878-1921.

Le site de Cnossos est repéré pour la première fois en 1878 par un marchand et antiquaire de Candie, Minos Kalokairinos. C’est lui qui mène les premières fouilles à Kephala Hill, mais la situation politique de la Crète qui est à l’époque au cœur des tensions entre la Grèce et l’Empire ottoman auquel elle appartient toujours, met fin aux recherches. Plusieurs tentatives pour reprendre les fouilles ont lieux, F. Halbherr et P.Orsi qui dirigent la mission italienne de Gortyne tentent d’obtenir le droit de fouiller Cnossos, en vain. De même l’école française d’Athènes, en la personne d’A. Joubin, essaye de mettre en place un chantier de fouilles en 1891-1892 mais sans succès. H. Schliemann lui-même visite le site en 1886 et a pour projet de le fouiller, espérant y trouver l’ombre d’Idoménée dans la continuité de ce qu’il pensait avoir retrouvé à Troie et à Mycènes (à savoir les traces de la civilisation et des rois mis en scène par Homère), mais sa mort en 1890 laisse ce projet inabouti. C’est finalement Arthur Evans qui réussit à acheter, après le rattachement de la Crète à la Grèce au début du XXe siècle, les terrains de Cnossos. Les grandes fouilles ont lieu entre 1900 et 1905, mais quelques campagnes sont encore menées jusque dans les années 1920. Les fouilles de Cnossos ne voient pas naître des techniques de fouilles nouvelles, en revanche Arthur Evans est au fait des méthodes récemment mises au point par d’autres archéologues, sur d’autres chantiers, et les fait appliquer dans le cadre d’un travail qui se veut scientifique ce dont témoigne le soin apporté à la rédaction des carnets de fouilles, mais aussi des plans et des archives. Il s’entoure de personnes très compétentes et codirige le chantier avec D.G. Hogarth et D. Mackenzie qui avait réalisé la première fouille stratigraphique en mer Egée sur l’île de Mélos, il fait également appel à l’architecte de la British School d’Athènes, T. Fyfe, qui met au point la « stratigraphie architecturale » (qui permet d’appliquer les principes de la stratigraphie au bâti). A. Evans n’hésite pas à croiser les différentes disciplines pour obtenir plus de données exploitables sur la civilisation qu’il découvre à Cnossos. Il fait appliquer les méthodes de stratigraphie (qui, pour lui, permet de légitimer et de valider les découvertes archéologiques en l’absence de sources écrites), et lui-même utilise la méthode du cross dating (mise au point par Flinders Petrie) qui permet de dater de la même époque des couches discontinues. En 1905 c’est un palais de 30000 m2 avec plus de 1000 salles qui est mis au jour, la stratigraphie permet à A. Evans de se rendre compte que la céramique trouvée dans le palais est antérieure à celle trouvée en fouille sur le continent et que la civilisation à laquelle il est confronté n’est pas la même que celle découverte par H. Schliemann.

Reconstitution partielle du Palais de Cnossos
Reconstitution partielle du Palais de Cnossos

Il procède également à des reconstructions massives en béton du palais selon son imagination, ce qui lui a été vivement reproché. De plus ces reconstructions illustrent bien le fait que chez A. Evans la recherche scientifique ne s’est jamais vraiment détachée de l’imaginaire qu’il s’était forgé des civilisations helléniques. Et lorsque l’on visite Cnossos aujourd’hui on voit un édifice moderne aux décors inspirés de l’art nouveau. Enfin la publication des rapports de fouilles et des conclusions d’Evans se fait à un rythme régulier entre 1921 et 1936, mais cette publication, qui se veut exhaustive, est trop rapide et pleine de contradictions qu’il n’a pas pris le temps de résoudre.

Ill. : Essai de reconstitution partielle du palais de Cnossos par Evans. Source web

 La civilisation minoenne : « Arthur Evans et l’ombre de la Crète minoenne » (P. Darcque et R. Treuil Les civilisations égéennes du Néolithique et de l’Age du bronze, PUF, 1989.)

Avant même d’avoir commencé à fouiller A. Evans aborde la civilisation mycénienne (découverte par H. Schliemann) comme une étape parmi d’autres (à découvrir) de la protohistoire de la civilisation grecque. Pour lui il est certain que d’autres civilisations l’ont précédée. Lorsqu’il se rend compte que la civilisation à laquelle il est confronté à Cnossos présente des différences culturelles et chronologiques nettes avec la civilisation mycénienne il a la certitude que ce qu’il vient de découvrir est l’ancêtre de cette civilisation. La forme et la taille du palais de Cnossos, ainsi que des motifs de taureaux rappellent à Evans la légende du Minotaure et le labyrinthe construit par Dédale pour le roi Minos, persuadé d’avoir à faire à la civilisation correspondant à ce roi légendaire, Evans la baptise « minoenne ». Depuis, malgré les progrès de la recherche le nom est resté, d’autant plus que la séparation culturelle et chronologique entre minoens et mycéniens a pu être validée par les études postérieures. La civilisation minoenne telle qu’elle a été conçue par Evans recouvre une partie du néolithique et tout l’âge du bronze : de la fin du IVe millénaire à la fin du IIe millénaire avant notre ère. A. Evans n’a pas seulement baptisé cette civilisation il s’en est forgé toute une image, plus ou moins fidèle, une image qu’il a imposée au monde scientifique pendant un demi-siècle. Pour lui la civilisation minoenne est brillante, en témoigne sa richesse artistique, et puissante comme en témoigne le gigantisme du « palais de Minos » à Cnossos. Se basant sur ses découvertes, Evans théorise l’organisation de la civilisation minoenne autour de la notion de « système palatial ». En effet les palais seraient au cœur de l’organisation sociale, politique, et religieuse de la Crète au deuxième millénaire avant notre ère. Le palais semble s’imposer non seulement par sa taille et la richesse de ses décors, mais également par la sacralité qui s’en dégage. Pour Evans l’homme à la tête du palais serait un « prêtre-roi », une sorte de Juge suprême comme l’est Minos dans les Enfers, selon la mythologie grecque. Là encore, l’imaginaire influence ses observations scientifiques, et même si le concept de « système palatial » est resté pertinent, les chercheurs l’interrogent aujourd’hui de manière bien différente de ce qu’avait à l’origine conçu Evans. Mais ce qui fait à la fois la force et l’erreur majeure d’Evans c’est qu’il était convaincu que la civilisation minoenne était la première civilisation européenne à l’origine de toutes les autres et surtout de la civilisation mycénienne. Dès 1905 il propose un système chronologique valable pour l’île et qui peut être étendu à toute la mer Egée, en se basant sur l’étude de la céramique en établissant un parallèle avec la chronologie égyptienne alors bien connue, ce qui est en soi assez discutable. Il propose trois périodes successives pour la civilisation minoenne : le Minoen ancien (3100-2000), le Minoen moyen (2000-1550) et le Minoen récent (1550-1100). Cette chronologie ne fait plus aujourd’hui autorité et N. Platon en a établi une nouvelle plus centrée sur l’évolution du système palatial. En outre certains chercheurs lui reprochent son « crèto-centrisme » et en 1923 il se querelle violemment avec J.B. Wace (qui fouille à Mycènes et affirme que les tholos, des tombes rondes, sont d’origine autochtone et non minoenne comme le prétend Evans) et use même de son influence pour faire suspendre les fouilles. Il s’en suit une rupture durable entre les études mycéniennes et minoennes. La tutelle d’Evans sur les études égéennes reste cependant très forte jusqu’à sa mort et même jusqu’en 1952 où ses théories « crèto-centrées » sont définitivement démenties par le déchiffrement de l’écriture mycénienne, le linéaire B, qui prouve que la langue des mycéniens est le grec, ce qui n’est apparemment pas le cas de l’écriture désormais considérée comme minoenne, le linéaire A.

 Les écritures égéennes : découverte et classement.

A Cnossos, Evans met à jour un corpus Corpus Un corpus est un ensemble de documents, artistiques ou non (textes, images, vidéos, etc.), regroupés dans une optique précise. textuel considérable d’environ 3000 tablettes d’argile. Avant même ces découvertes il pensait que la civilisation minoenne, aussi brillante qu’elle semblait l’être, devait posséder un système d’écriture, d’autant plus que l’organisation palatiale aurait été impossible sans cet outil précieux. D’autre part il s’intéressait aux « pierres de lait », des petits tessons d’argile sur lesquels figuraient des pictogrammes, que portaient les femmes crétoises en guise de talisman. Dès les premières études du corpus il constate qu’il n’y pas un mais trois systèmes d’écriture différents. Il étudie, classe, répertorie ces trois systèmes d’écriture et leur donne le nom qu’ils portent encore aujourd’hui. Le premier lui semble être pictographique et fonctionner sur le même modèle que l’écriture des Egyptiens anciens, pour cette raison il baptise cette écriture le « hiéroglyphique crétois ». L’état de la recherche concernant cette écriture n’est pas beaucoup plus avancé aujourd’hui et elle n’a pas été déchiffrée. Evans pensait, à tort, que l’alphabet phénicien (déchiffré par l’abbé Barthélémy) descendait du hiéroglyphique crétois. La recherche actuelle considère que cet alphabet a plutôt pour ancêtre le proto-cananéen. Les deux autres écritures utilisent des signes plus simples, plus linéaires et pour cette raison il les nomme linéaire A et linéaire B. Le linéaire A n’est toujours pas déchiffré si ce n’est quelques idéogrammes et on considère aujourd’hui que c’est la véritable écriture des minoens. Le linéaire B en revanche a été déchiffré en 1952 par Michael Ventris et John Chadwick. Evans pensait qu’il s’agissait d’une écriture minoenne. Ce n’est que plus tard que les fouilles ont révélé un corpus en linéaire B à Pylos et à Mycènes (sur le continent), et on considère désormais ce système d’écriture comme mycénien, d’autant plus que la langue transcrite est bien du grec. A. Evans a toutefois joué un rôle important dans son déchiffrement car il a identifié le sens de certains idéogrammes (le linéaire B est un système d’écriture syllabique mais il utilise aussi des idéogrammes). Il en a également compris le système numéraire.

Le disque de Phaïstos
Le disque de Phaïstos
Exemple de linéaire A
Exemple de linéaire A
Exemple de linéaire B
Exemple de linéaire B

Ill. de gauche : Le disque de Phaistos découvert en 1908 par l’italien Luigi Pernier à Phaistos, exemple de hiéroglyphique crétois. Musée archéologique d’Héraklion. Source web

Ill. centrale : Exemple de linéaire A, (in DARCQUE P., POURSAT J.-C., TREUIL R., « Les civilisations égéennes du Néolithique et de l’Age du bronze », PUF, 2nde édition, Nouvelle Clio, Paris, 2008.)

Ill. de droite : Exemple de linéaire B, tablette retrouvée à Cnossos (CO 903), musée d’Héraklion.

Arthur Evans a marqué l’histoire de l’archéologie par ses découvertes et par l’énergie qu’il a mise à les imposer au monde scientifique. Bien que certaines de ses théories se soient révélées fausses, son savoir encyclopédique et ses grandes qualités de vulgarisation ont donné une impulsion, encore plus décisive que celle amorcée par les campagnes de fouilles d’H. Schliemann, aux études égéennes. On peut voir en lui la figure type de ces premiers archéologues, un homme issu d’un milieu riche et cultivé ayant reçu une éducation en histoire et philologie classique, mais qui a aussi su entretenir des relations avec les communautés savante et diplomatique, et dont l’obsession, le rêve a permis de grandes découvertes tout en faisant parfois obstacle à une véritable rigueur scientifique. Les motifs de critiques de son travail sont toutefois nombreux, en commençant par le mélange constant entre observation scientifique et imagination qui le pousse à commettre des erreurs tant sur les méthodes (reconstruction du site de Cnossos) que sur les conclusions. Evans a été un pionnier de l’archéologie parce qu’il a contribué à l’élargissement du champ des connaissances archéologiques et épigraphiques, mais aussi parce que ses erreurs, une fois clairement mises en lumière, ont-elles-mêmes ouvert de nouvelles possibilités de recherche et amené de nouvelles problématiques. Toutefois il a fallu attendre que la communauté scientifique se libère de l’autorité de cet homme charismatique et ose remettre en question son travail.

 

 Bibliographie

 

A propos d’Arthur John Evans et des fouilles de Cnossos

  • EVANS Arthur J.,« Excavations at knossos in Crete », Anthropological Institute, London, 1902.
  • EVANS Arthur J., « The Palace of Minos : a comparative account of the successive stages of the early Cretan civilization as illustrated by the discoveries at Knossos », Macmillan and Co, London, 1921.
  • EVANS Arthur J., « The prehistoric tombs of Knossos », Society of Antiquaries of London, London, 1905.
  • MAHUZIER A., article dans l’Encyclopoedia Universalis
  • BROWN A., BROWN A. C., « Arthur Evans and the palace of Minos », University of Oxford, Ashmolean Museum, 1983.
  • MURRAY T., « Encyclopedia of archaeology : the great archaeologists », 1999.
  • FARNOUX A., « Cnossos : l’archéologie d’un rêve », Gallimard, Paris, 1993.
  • GRAN-AYMERICH E., « Dictionnaire biographique d’archéologie, 1798-1945 », CNRS Editions, Paris, 2001.
  • HORWITZ S. L., « The find of a lifetime : Sir Arthur Evans and the discovery of Knossos », Phoenix Press, London, 2001.

 

A propos des écritures égéennes

  • EVANS Arthur J., « Cretan pictographs and prae-Phoenician script : with an account of a sepulchral deposit at Hagios Onuphrios near Phaestos, in its relation to primitive Cretan and Aegean culture », London, B. Quaritch ; G. P. Putnam’s sons, New York, 1895.
  • EVANS Arthur J., « Scripta Minoa : the written documents of Minoan Crete, with special reference to the archives of Knossos », Clarendon Press, Oxford, 1909-1952.
  • EVANS Arthur J., « Système de classification des époques successives de la civilisation minoenne », Petracos, Athènes, 1905.
  • CHADWICK J., « The Decipherment of Linear B »,The University Press, Cambridge, 1959.
  • CHADWICK J., VENTRIS M., « Documents in Mycenaean Greek », Cambridge University Press, 1973.
  • LION B. et MICHEL C. dir., « Histoires de déchiffrements : les écritures du Proche-Orient à l’Égée », Editions Errance, Paris , 2009.

 

A propos des civilisations égéennes

  • DARCQUE P., POURSAT J.-C., TREUIL R., « Les civilisations égéennes du Néolithique et de l’Age du bronze », PUF, 2nde édition, Nouvelle Clio, Paris, 2008.
  • MASTORAKIS M., VAN EFFENTERRE M., « Les Minoens : l’âge d’or de la Crète », Éditions Errance, Paris , 1991.
  • DARCQUE P., FOTIADIS M., POLYCHRONOPOULOU O., « Mythos : la préhistoire égéenne du XIXe au XXIe siècle après J.-C. », actes de la table ronde internationale d’Athènes, 21-23 novembre 2002, Ecole française d’Athènes ; Boccard, Paris, 2006.
  • POURSAT, J.-C., « L’art égéen. 1., Grèce, Cyclades, Crète jusqu’au milieu du IIe millénaire av. J.-C. », Picard, Paris, 2008.
  • PLATON N., de TOURNAY B., « La civilisation égéenne, Du néolithique au bronze récent », Albin Michel, Paris, 1981.
  • VAN EFFENTERRE H., « Les Égéens : aux origines de la Grèce : Chypre, Cyclades, Crète et Mycènes », A. Colin, Paris, 1986.

Audrey Caire
élève 1ère année, 2011.